24.9.07

Politicien : la vie rêvée !

L'hyper-président, gesticulateur précoce, finira-t-il par tomber dans l'hyper-Trou de la SS ? On peut se le demander, car dans la presse du jour c'est une floraison de titres tous plus inquiétants les uns que les autres:

- Le déficit plus lourd que prévu en 2007 (TF1) :
Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait s'élever à 11,7 milliards d'euros en 2007, soit presque 4 milliards de plus que ce qui avait été prévu.
- Franchises, taxes: le gouvernement au chevet de la Sécu, toujours malade (AFP)

- Déficit record de la Sécurité sociale, malgré la réforme de 2004 (Le Monde) :
En 2007, le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre près de 12 milliards d'euros au lieu des 8 milliards initialement fixés. L'augmentation des dépenses de l'assurance-maladie, qui devait être limitée à 4 milliards d'euros, a été de plus de 6 milliards, malgré la réforme de 2004, dont les "pères fondateurs", Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, attendaient un retour à l'équilibre à l'horizon 2007 [oh, que c'est pas beau de mentir, messieurs les Sinistres !]. Le constat devait être confirmé, lundi 24 septembre, lors de la réunion de la commission des comptes de la "Sécu".
- "Toutes les branches de la Sécurité sociale sont déficitaires, c'est un fait nouveau" (encore l'Immonde).

Et Fillon en rajoute sur RTL : "Cela fait 33 ans que la France (...) n'a pas voté un budget en équilibre (...) On a 1.150 milliards de déficit à la fin de 2006 [tiens, il confond dette et déficit, on n'est pas tirés d'affaire]. Ce n'est plus supportable", a-t-il insisté.

Mais rassurons-nous, le gouvernement a trouvé la solution (toujours la même), ça s'appelle "l'élargissement de l'assiette des cotisations sociales" : on va piquer de plus en plus dans votre assiette (s'il y a quelque chose dedans, sinon on vous piquera l'assiette et les petites cuillères en argent) :

- L'idée de taxer les stock-options pour aider la Sécu progresse (Reuters).

A l'époque des cocos et des zozocialos, on disait plus simplement "faisons payer les riches".

J'affirme qu'aucun métier n'est plus facile que celui d'homme (ou femme) politique : en effet, il n'y a aucun problème politique ou social qui ne puisse se régler par une augmentation des impôts (ou à la rigueur une nouvelle règlementation absurde).

Bref, rien de nouveau en Soviétie française. La seule chose un peu nouvelle qui pourrait arriver serait la faillite déclarée, hélas ce type d'événement est tout à fait imprévisible (mais de plus en plus probable chaque jour).

1 commentaire:

georges lane a dit...

A propos d'un lien qu'on peut établir entre organisation de sécurité sociale obligatoire et stock-option et qui permet de souligner l'incohérence des propos ou des actions des hommes de l'état, je vous propose de lire :
"non fiabilité des comptes des hopitaux publics et stock-option" sur
http://blog.georgeslane.fr/

Cordialement